Vous avez pris votre premier paquet de graines autofloraison et maintenant vous les regardez en mode :

« OK… et maintenant ? »

On est passés par là.

Les autos sont de loin la façon la plus simple de cultiver votre propre herbe à la maison, mais elles ne pardonnent pas si vous improvisez.

Vous n’avez pas une longue phase de croissance pour corriger les erreurs. Vous avez 8 à 12 semaines, du début à la fin. C’est tout. Chaque jour compte.

Dans ce guide, on vous explique comment cultiver des autos semaine par semaine, de la première radicule jusqu’à des têtes bien affinées et à la fumée douce.

On garde ça accessible aux débutants, mais sans vous prendre pour quelqu’un qui n’y connaît rien.

On va couvrir :

  • Le matériel exact dont vous avez vraiment besoin (et ce que vous pouvez zapper)
  • Comment on fait germer des graines d’autofloraison pour qu’elles sortent vite et fortes
  • Quoi faire à chaque étape : semaines 1–4 (croissance), semaines 5–10 (floraison) et récolte
  • Comment sécher et affiner pour que votre weed n’ait pas un goût de foin
  • Un palissage doux (LST) qui augmente le rendement sans abîmer la plante
  • Les 5 erreurs classiques de débutant, et comment les éviter

On va parler concret : températures, humidité, pH, distance à la lampe, dosage des nutriments… tout ce qui est chiant mais crucial, et qui sépare des têtes « bof » de vraiment du lourd.

Évidemment, toute grande récolte commence par de bonnes génétiques. Si vous êtes prêt(e) à choisir la variété parfaite pour votre premier run, découvrez notre collection complète de graines autofloraison pour commencer.

Construisons votre première culture comme il faut.

Liste de contrôle du matériel essentiel & de l’installation pour votre première culture

Une installation complète de culture indoor à domicile avec deux tentes de culture équipées de lampes LED et de ventilation, un grand bac de mélange de terreau, et une table organisée avec des bouteilles de nutriments et des outils de jardinage.
Visualiser l’espace de travail : Vous n’avez pas besoin d’une pièce immense, mais vous avez besoin d’organisation. Cette installation propre par l’utilisateur Reddit u/IIISUBZEROIII illustre parfaitement l’écosystème recherché : des tentes occultantes pour contrôler le climat, des LED suspendues à la bonne hauteur, et une « station de préparation » dédiée pour mélanger le terreau et les nutriments. Remarquez comment les conduits de ventilation sortent des tentes pour garder l’air frais en circulation—un détail crucial pour prévenir les moisissures.

Avant de parler semaines et étapes, il vous faut une installation de base, fiable.

Les autos sont de petites machines robustes, mais si l’environnement est nul, les résultats le seront aussi.

Choisir votre tente de culture ou votre espace

Vous n’avez pas besoin d’un laboratoire pour démarrer. Pour 1 à 4 autos, une tente de culture solide de 2x2, 2x4, ou 3x3 pieds est l’environnement parfait et autonome.

Si vous vous demandez exactement combien d’autos dans une tente vous pouvez mettre, ce guide vous donnera un découpage clair.

Quand vous choisissez, privilégiez la qualité plutôt que d’économiser à tout prix. Une bonne tente doit être totalement opaque à la lumière une fois zippée, avoir des fermetures et coutures solides (premier point de faiblesse des modèles bas de gamme) et des ouvertures bien placées pour la ventilation et les câbles.

Côté hauteur, 5 à 6 pieds suffisent généralement pour des autos en pots de 2 à 5 gallons.

Si vous envisagez un espace DIY comme un placard ou une armoire, votre objectif est de reproduire ces mêmes conditions. Vous devrez vous assurer de pouvoir rendre l’espace parfaitement étanche à la lumière pendant la période d’obscurité, mettre en place une méthode pour contrôler le flux d’air entrant et sortant, et trouver un moyen de garder température et humidité stables.

Pour ces raisons, on recommande toujours fortement une tente de qualité. C’est tout simplement la façon la plus propre, la plus simple et la plus fiable d’obtenir un environnement de culture parfait dès le premier jour.

Choisir la bonne lampe de culture (LED recommandées)

S’il y a une chose sur laquelle il ne faut pas économiser, c’est la lumière.

Pour les débutants, on recommande vivement une LED à spectre complet. C’est juste plus logique : ça chauffe moins que les anciennes lampes HPS/MH, c’est bien plus efficace sur la facture d’électricité, et vous n’avez pas à vous embêter à changer des ampoules.

Pour le dimensionnement, ignorez le marketing « équivalent » et regardez la consommation réelle au mur. Pour une tente de 2x2 pieds, il vous faut une LED de qualité tirant environ 100–150 W. Une tente de 2x4 pieds demande environ 200–300 W, et pour une tente de 3x3 pieds, visez 250–350 W.

Quand vous achetez, assurez-vous qu’il y a un driver dimmable—c’est énorme pour ne pas cramer vos plantules. C’est aussi bon signe si la marque fournit une vraie carte PPFD pour savoir que la couverture est uniforme, pas juste un point chaud.

Sachez juste : votre lampe tourne 18, peut-être 20 heures par jour.

Cette efficacité n’est pas juste un mot à la mode ; elle se rentabilise sur la facture d’électricité.

Le meilleur substrat : terreau vs fibre de coco

Comparaison en gros plan, côte à côte, de substrats de culture. À gauche, un terreau organique sombre et granuleux ; à droite, une fibre de coco brun clair, fibreuse.
Connaissez votre substrat : Ce gros plan par Trần Kháh Linh (CocoCoirGlobal.com) met en évidence la différence physique entre vos deux options principales. À gauche, la terre est sombre, dense, et chargée en matière organique qui tamponne naturellement le pH et apporte des nutriments—parfait pour une approche « juste de l’eau ». À droite, la fibre de coco est claire, brune et fibreuse. Elle retient beaucoup d’oxygène pour une croissance racinaire explosive, mais comme elle est inerte (zéro nutriment), vous devez jouer au « chef » et ajouter de l’engrais liquide à chaque arrosage.

Même si on cultive dans toutes sortes de substrats, pour une première culture d’autofloraison, on vous oriente directement vers le terreau.

Cherchez un mélange légèrement fertilisé, aéré, conçu pour le cannabis ou même pour les tomates.

La beauté du terreau, c’est qu’il fait tampon ; souvent, vous n’aurez pas besoin d’ajouter d’engrais liquides pendant les 2 à 3 premières semaines, ce qui simplifie énormément.

Concentrez-vous simplement sur un pH entre 6,0 et 7,0.

L’alternative haute performance, c’est la fibre de coco. Comme elle apporte beaucoup d’oxygène aux racines, vous pouvez obtenir une croissance vraiment explosive. Mais c’est un substrat bien plus exigeant. Il ne contient aucun nutriment, donc vous nourrirez à presque chaque arrosage, et la cible de pH est plus serrée et plus critique, autour de 5,8–6,2.

Pourquoi les pots en tissu sont idéaux pour les autos

Comparaison côte à côte de mottes de racines de cannabis : à gauche, un système racinaire en spirale d’un pot plastique ; à droite, une masse racinaire dense et fibreuse issue d’un pot en tissu.
L’effet « air pruning » : Cette comparaison par Rain Science Grow Bags montre pourquoi on recommande les pots en tissu. À gauche, les racines dans un pot plastique touchent la paroi et tournent en spirale sans fin, finissant par s’étrangler (racines chignon). À droite, les racines dans un pot en tissu atteignent l’air et s’arrêtent, forçant la plante à produire de nouvelles « racines nourricières » au centre. Résultat : un système racinaire massif et efficace qui boit plus et produit de plus grosses têtes.

Les autos détestent le stress. Elles n’ont pas le temps de récupérer d’un problème racinaire ou d’une transplantation, c’est pourquoi on les démarre et les termine dans le même pot en tissu de 2 à 5 gallons.

Les pots en tissu changent la donne pour les autos parce qu’ils résolvent une tonne de problèmes classiques chez les débutants. Ils offrent un bien meilleur drainage, ce qui rend beaucoup plus difficile de trop arroser et d’asphyxier les racines. Plus important encore, quand les racines atteignent les parois en tissu, elles sont naturellement « taillées par l’air » au lieu de tourner et former un chignon.

Cela favorise une motte dense et saine. Cet échange d’oxygène supplémentaire à travers les parois du pot signifie aussi moins de problèmes anaérobies.

Pour la plupart de nos cultures d’autos, on utilise des pots en tissu de 3 gallons. Si vous cultivez une variété connue pour beaucoup s’étirer ou si vous voulez simplement offrir un maximum d’espace racinaire, 5 gallons est un excellent choix.

Pour un détail complet, notre guide sur la meilleure taille de pot pour autofloraison vous aidera à choisir le bon pour votre espace et votre variété.

Nutriments essentiels et un stylo pH

Comparaison côte à côte de stylos pH numériques en utilisation : à gauche, un appareil Hanna rouge testant de l’eau claire ; à droite, un stylo Vivosun jaune mesurant de l’eau dans un verre doseur.
L’habitude de 30 secondes : C’est l’étape la plus importante de votre routine d’engraissage, et comme le montrent ces photos, c’est incroyablement simple. Que vous utilisiez un appareil pro (gauche, par Sirius Fourside de GrowWeedEasy.com) ou un stylo économique (droite, par l’utilisateur Reddit u/Hot_Loss6892), le processus est le même : on plonge, on attend que le chiffre se stabilise, et on ajuste jusqu’à atteindre 6,0–7,0. Si vous sautez ça, votre plante peut mourir de faim même avec un pot plein d’engrais.

Vous n’avez pas besoin d’une gamme avancée de nutriments en 12 bouteilles pour obtenir de très bons résultats.

Pour vos premières cultures, faites simple. Tout ce dont vous avez besoin, ce sont des nutriments de base—une bouteille pour la croissance (grow) et une pour la floraison (bloom).

Pour aller plus loin sur les plannings d’engraissage, consultez notre guide complet sur les nutriments pour autofloraison.

La seule autre chose qui peut être utile, c’est du Cal-Mag, surtout si vous cultivez en coco ou avec une eau très douce.

Les deux règles les plus importantes pour l’engraissage : commencer à ¼ de dose par rapport à ce que recommande la bouteille, et n’augmenter que si la plante en demande—ne suivez pas le tableau à l’aveugle. Si la plante est belle, ne changez rien.

Et oui, il vous faut absolument un stylo pH correct. Un pH hors plage bloque l’absorption des nutriments, ce qui veut dire que votre plante peut mourir de faim même si vous la nourrissez correctement.

Si vous voyez des carences bizarres sur une plante que vous pensez bien nourrie, c’est presque toujours un souci de pH. Visez 6,0–7,0 en terreau et un 5,8–6,2 en coco.

Ventilation : entrée d’air, extraction et filtres à charbon

Air frais qui entre, air vicié qui sort. Ça paraît basique, mais c’est là que beaucoup de débutants économisent puis se demandent pourquoi leurs plantes font la tête. L’installation idéale : un extracteur en ligne placé en haut de la tente pour sortir l’air chaud, avec un filtre à charbon fixé dessus si l’odeur est un souci (et c’est souvent le cas). L’air frais peut ensuite entrer via une entrée passive (une ouverture basse) ou un petit ventilateur d’entrée.

Bien faire ça est crucial parce que c’est ce qui maintient vos températures entre 71 et 82°F, vous aide à garder une HR saine et évite l’air stagnant qui mène à la moisissure, aux nuisibles et à une croissance lente.

Mettez ces bases en place, et vous partez déjà sur une première culture bien plus fluide que la plupart des gens.

Étape 1 : Germination – Donner vie à votre graine autofloraison

La germination, c’est là que la magie commence. Bonne nouvelle : c’est facile, et les autos n’ont rien de spécial à cette étape, juste un geste doux.

La méthode de l’essuie-tout : guide pas à pas

Voici comment on fait germer nos graines autofloraison WeedSeedsExpress au quotidien :

  1. Préparez votre espace : Prenez une assiette propre, deux essuie-tout simples, et de l’eau à température ambiante. Si vous voulez être extra prudent(e), vous pouvez ajouter une goutte de peroxyde d’hydrogène doux à l’eau pour empêcher la moisissure.
  2. Humidifiez les essuie-tout : Mouillez-les, puis essorez-les doucement. L’objectif : humide, pas détrempé.
  3. Placez les graines : Posez un essuie-tout humide sur l’assiette, mettez les graines dessus en les espaçant, puis recouvrez avec le second essuie-tout humide.
  4. Couvrez et stockez : Créez un dôme sombre et humide en posant une autre assiette retournée au-dessus, ou en glissant l’ensemble dans un sac plastique (sans le fermer complètement). Gardez le tout dans un endroit chaud et sombre, idéalement entre 72 et 80°F.
  5. Vérifiez chaque jour (et soyez patient) : Résistez à l’envie de soulever les essuie-tout toutes les quelques heures. Vérifiez juste une fois par jour qu’ils n’ont pas séché.

Dès que vous voyez la radicule, c’est parti pour la méthode du « pot final ».

Combien de temps dure la germination ?

La plupart des graines autofloraison en bonne santé vont s’ouvrir en 24 à 72 heures, en montrant une petite racine blanche dans cette fenêtre.

Si ça fait 4 à 5 jours sans changement, ne perdez pas espoir tout de suite, mais sachez que les taux de réussite commencent à baisser. Après 7 jours, les chances que la graine sorte sont faibles.

Identifier une radicule saine

Graines de cannabis germées sur un essuie-tout montrant différentes longueurs de radicule, certaines prêtes à planter et d’autres trop longues et perdant leur coque.
La zone « Boucle d’Or » : Ce lot de germination par Keeno (growroom420.com) illustre l’importance du timing. Vous voyez les deux graines en bas à gauche ? Ces queues droites et blanches ont la longueur parfaite pour être plantées. Les plus gros germes vers le haut ont été laissés un ou deux jours de trop—ils peuvent encore pousser, mais ces longues racines qui s’enroulent sont bien plus difficiles à enterrer sans les casser. Dès que vous voyez cette queue (comme celles du bas), mettez-les en terre !

Un germe sain aura une radicule ferme, blanche à crème. Visez une longueur d’environ 0,25–0,75 pouces (0,5–2 cm) avant de le mettre dans son pot final. Si vous voyez des racines brunes, grises ou gluantes, ce sont des signes de pourriture et il faut les jeter.

La règle la plus importante ici : soyez délicat(e). Évitez de manipuler la graine germée pour une inspection complète ; un simple coup d’œil suffit. Dès que la radicule fait quelques millimètres, il est temps de la déplacer. Les autos n’aiment pas être tripotées longtemps.

Étape 2 : La méthode du « pot final » - Planter votre plantule

Les autos n’aiment pas être transplantées. Leur cycle de vie est court, donc tout choc de transplantation vole du temps et du rendement potentiel. C’est pourquoi on les met directement dans leur pot en tissu final dès le début.

Préparer votre terreau et le pot final

Avant de toucher la graine germée, préparez sa nouvelle maison.

  1. Remplissez votre pot en tissu avec votre terreau ou votre mélange coco. Défaites légèrement les mottes, mais ne tassez pas fort.
  2. Pré-humidifiez le substrat en ajoutant de l’eau claire ajustée en pH jusqu’à ce que ce soit uniformément humide, mais pas détrempé. Un bon test : serrez une poignée ; seules quelques gouttes doivent sortir.
  3. Laissez reposer le pot 15 à 30 minutes pour que l’humidité se répartisse et qu’il n’y ait plus de poches sèches.

Comment transférer et planter la graine germée en toute sécurité

Traitez cette partie comme si vous manipuliez quelque chose en verre. Abîmer la radicule maintenant peut ralentir, voire tuer, la plante avant qu’elle ne voie la lumière.

  1. Faites un petit trou dans le substrat pré-humidifié, d’environ 0,4–0,6 pouces (1–1,5 cm) de profondeur.
  2. Transférez la graine en douceur. Avec des mains propres ou une pince, soulevez la graine par sa coque, jamais par la radicule fragile.
  3. Placez la graine doucement dans le trou avec la radicule vers le bas et la coque vers le haut. Ne l’enfoncez pas ; laissez-la simplement en place.
  4. Recouvrez légèrement la graine de terreau. Ne tassez pas, car la plantule doit pouvoir pousser jusqu’à la surface.
  5. (Optionnel) Marquez l’endroit avec un cure-dent ou une étiquette pour savoir où attendre la sortie.

Le premier arrosage : quelle quantité est de trop ?

Vue de dessus de six plantules de cannabis dans des pots en tissu, montrant la technique d’arrosage en « anneau » où seule la terre autour de la tige est humide tandis que la terre extérieure reste sèche.
La technique de l’anneau : C’est exactement ce qu’on veut dire quand on dit « ne détrempez pas tout le pot ». Cette photo par Nebula Haze (GrowWeedEasy.com) est le guide visuel parfait pour vos deux premières semaines. Vous voyez comme l’eau est appliquée en un petit cercle sombre autour de la plantule, en laissant le reste du terreau sec ? Cela protège le petit système racinaire de la noyade tout en encourageant les racines à s’étendre vers l’extérieur à la recherche d’humidité.

Votre substrat est déjà pré-humidifié, donc maintenant c’est une question de retenue. Utilisez un pulvérisateur ou un petit verre pour ajouter juste assez d’eau afin d’humidifier les quelques centimètres du dessus, directement autour de l’endroit où vous avez planté la graine. Ne détrempez pas à nouveau tout le pot—c’est comme ça qu’on crée un marécage et qu’on noie la plantule.

La première semaine, votre seul job est de garder cette zone de surface légèrement humide, pas trempée. Si ça sèche, une légère brumisation suffit. Dès que la plantule perce la surface et montre sa première paire de petites feuilles rondes (cotylédons), on la traite officiellement comme un bébé plante et on passe à la semaine 1 de la culture.

Étape 3 : La phase végétative (semaines 1 à 4)

On arrive dans la partie fun—voir la plante se construire. Pour les autos, ces quatre premières semaines sont cruciales, car elles posent les bases de la taille, de la structure et de la santé globale qui détermineront votre rendement final. Pendant cette période, la plante passe d’une plantule fragile en semaine 1 à une croissance rapide des racines et des feuilles en semaine 2. En semaine 3, elle est en mode croissance à fond, et en semaine 4, beaucoup de variétés se préparent à passer en pré-floraison.

Photopériode : le débat 18/6 vs 20/4

Les autos n’ont pas besoin d’un changement de photopériode pour déclencher la floraison. On recommande un 18/6 (18 heures allumé, 6 éteint) pour votre première culture ; c’est un excellent équilibre entre croissance vigoureuse et efficacité énergétique, tout en donnant à la plante un vrai temps de repos. Certains cultivateurs utilisent un 20/4 pour pousser un peu plus la croissance, mais le 18/6 est simple, stable et très efficace de la graine à la récolte.

Régler la bonne distance à la lampe pour éviter l’étiolement

Les plantules ne supportent pas toute l’intensité de votre lampe tout de suite. Trop proche, vous les brûlez ; trop loin, elles s’étirent et deviennent fines et faibles. Vérifiez toujours d’abord les recommandations du fabricant, mais un bon point de départ est de suspendre votre LED à 24–30 pouces au-dessus de la canopée à 50–60% de puissance.

Surveillez bien la réaction de la plante. Si elle s’étire avec une tige longue et fine, rapprochez un peu la lampe ou augmentez l’intensité. Si vous voyez des feuilles qui se replient en « taco », blanchissent ou s’enroulent vers le bas, la lumière est trop intense ou trop proche : reculez-la. Quand la plante devient plus robuste vers la semaine 3-4, vous pouvez baisser progressivement à 18–24 pouces et augmenter la puissance.

Arrosage : la méthode « soulever le pot »

Le sur-arrosage est le tueur n°1 des autos, sans discussion. La meilleure règle : arrosez au poids, pas au calendrier. Après votre arrosage initial, sentez le poids du pot. Ensuite, soulevez-le chaque jour. Ce n’est que lorsqu’il devient nettement plus léger qu’il faut arroser à nouveau.

Quand vous arrosez, versez en anneau à quelques centimètres de la tige pour encourager les racines à s’étendre. Les deux premières semaines, vous donnerez de petites quantités plus souvent. En semaine 3-4, les racines auront davantage rempli le pot, et vous pourrez arroser plus à fond jusqu’à voir un peu de drainage.

Introduire les nutriments : commencer à 1/4 de dose

Si vous utilisez un terreau légèrement fertilisé, vous n’aurez généralement pas besoin d’ajouter d’engrais liquides pendant les 10 à 14 premiers jours. Une fois que la plante a développé 3 à 4 paires de feuilles (vers la semaine 2-3), il est temps de faire le premier apport.

Commencez toujours faible. Mélangez vos nutriments de base à ¼ de la dose recommandée et ajustez le pH de la solution (6,0–7,0 en terreau, 5,8–6,2 en coco). Après l’apport, observez la plante les jours suivants. Si elle est belle, bien verte, sans pointes brûlées, vous pouvez envisager de monter à ½ dose vers la semaine 3-4. Beaucoup d’autos mangent peu et n’ont jamais besoin de plus.

Température et humidité idéales en croissance

Régler votre environnement est essentiel pour favoriser une croissance rapide et éviter les problèmes. En croissance, visez une température de 72–80°F (22–27°C) lumières allumées.

Les besoins en humidité changent un peu à mesure que la plante grandit. Pour la plantule fragile en semaine 1, visez 60–70% d’HR. En semaines 2–4, vous pouvez descendre à 50–60% d’HR. Si votre environnement est trop sec, un petit humidificateur est un excellent investissement.

Fin de semaine 4, vous verrez probablement les premiers pistils de pré-floraison aux nœuds. C’est le signal pour passer en mode floraison.

Étape 4 : La phase de floraison (semaines 5 à 10)

Maintenant on arrive aux bonnes choses—faire des têtes.

Avec les autos, ce processus est automatique et démarre généralement vers la semaine 4-5, selon la variété. Le premier signe d’entrée en pré-floraison, c’est l’apparition de minuscules poils blancs (pistils) aux nœuds, là où les branches rejoignent la tige principale. Juste après, on observe une poussée de croissance nette appelée « le stretch ».

Comparaison côte à côte de deux plants de cannabis dans une tente de culture. L’image de gauche les montre petits et touffus en phase végétative, tandis que celle de droite montre les mêmes plants ayant presque doublé de hauteur après le stretch de floraison.
Attendez-vous à l’explosion : Cette comparaison par Sirius Fourside (GrowWeedEasy.com) définit visuellement « le stretch ». À gauche, les plantes sont compactes et terminent leur croissance végétative. À droite, quelques semaines plus tard, elles ont poussé verticalement pour créer de la place aux sites de têtes. Les débutants pensent souvent avoir fait une erreur quand leurs plantes doublent soudain de taille—cette photo prouve que c’est une partie saine et naturelle du processus. Assurez-vous que votre lampe a de la marge pour remonter !

Dès que vous repérez ces signes, il faut changer d’approche. Arrêtez immédiatement tout nouveau palissage ou toute technique agressive ; des ajustements doux des attaches LST existantes sont OK, mais tout pliage dur ne fera que stresser une plante qui doit concentrer son énergie sur la floraison. C’est aussi le moment de commencer la transition de votre programme nutritif d’une formule croissance riche en azote vers une formule floraison.

Au cours des semaines suivantes, votre plante passera de ce stretch initial en semaine 5 à la formation rapide des têtes en semaines 6-7, puis à la phase de grossissement et de maturation en semaines 8-10 et au-delà, là où vos têtes d’autofloraison commenceront vraiment à gonfler et à mûrir.

Passer aux nutriments floraison (phosphore et potassium élevés)

Comparaison côte à côte des pré-fleurs du cannabis : à gauche, une plante femelle avec des pistils blancs (poils) ; à droite, une plante mâle avec un sac pollinique rond.
Ce que vous cherchez : Il est crucial d’identifier correctement le début de la floraison. L’image de gauche (par l’utilisateur Reddit u/slummy1029) montre exactement ce que vous voulez voir vers la semaine 4-5 : de minuscules poils blancs vaporeux appelés pistils. Cela confirme que votre plante est femelle et est officiellement entrée en floraison. Comparez avec l’image de droite (par Deanna Talerico, HomesteadAndChill.com), qui met en évidence un sac pollinique mâle—une petite « boule » ronde sans aucun poil blanc. Si vous voyez les poils blancs à gauche, vous êtes sur la bonne voie !

Dès que vous voyez les premiers pistils blancs et que votre plante commence son stretch de floraison, il est temps de changer son alimentation.

L’objectif est de passer progressivement d’une nutrition végétative riche en azote à une formule floraison riche en phosphore (P) et potassium (K), les macronutriments essentiels pour fabriquer des fleurs denses et résineuses.

On recommande une transition progressive. Pour la première semaine de pré-floraison (vers la semaine 5), utilisez une « alimentation de transition » en mélangeant 50% formule croissance et 50% formule floraison, en gardant une force totale à environ la moitié de la recommandation de la bouteille.

De la semaine 6 à la semaine 8, quand les têtes commencent à s’empiler et se former, vous pouvez passer à une alimentation floraison complète, majoritairement ou totalement avec les nutriments bloom.

En fin de floraison (semaines 8-10+), il est utile de réduire progressivement l’azote encore davantage, et certains cultivateurs baissent même légèrement la force globale (EC) pour encourager la maturation et la décoloration naturelle.

Tout au long du processus, gardez votre pH dans la bonne plage.

Ne paniquez pas et ne « chassez » pas chaque feuille qui jaunit avec plus d’engrais—une décoloration naturelle dans les dernières semaines est non seulement normale, mais souvent souhaitable pour un produit final au goût plus propre.

Gérer les odeurs à mesure que les têtes se développent

Vers les semaines 6-8, l’odeur subtile de plante se transforme en un parfum puissant qui remplit la pièce. C’est un excellent signe de santé, mais gérer cette odeur est crucial pour une culture discrète.

Votre première ligne de défense est un filtre à charbon de qualité correctement fixé à votre extracteur. Assurez-vous qu’il n’est pas bouché et qu’il est dimensionné pour le débit (CFM) de votre ventilateur.

La clé pour que ça fonctionne vraiment, c’est de maintenir une légère pression négative dans votre tente, ce que vous pouvez confirmer en voyant les parois de la tente se rentrer un peu. Ainsi, tout l’air odorant est forcé à sortir par le filtre plutôt que de fuir par les coutures ou les fermetures.

Enfin, gardez une bonne « discipline de tente ». Évitez d’ouvrir la tente longtemps, surtout aux moments où vous pourriez avoir des visiteurs ou des livraisons. Si la discrétion est une priorité absolue, un combo filtre à charbon + extracteur de haute qualité est le meilleur investissement possible pour votre tranquillité d’esprit.

Baisser l’humidité pour prévenir la pourriture des têtes

Quand vos fleurs gonflent et deviennent denses, l’humidité piégée devient votre pire ennemi. Une humidité élevée en floraison est la cause principale de la botrytis, ou pourriture des têtes, une moisissure qui se propage vite et peut ruiner toute une récolte en quelques jours.

Pour s’en protéger, vous devez gérer activement l’humidité relative (HR) de votre tente.

En début de floraison (semaines 5–6), visez 45–55% d’HR. En milieu/fin de floraison (semaines 7–10+), il est crucial de descendre à 40–50%.

Si vous arrivez à obtenir 30–40% d’HR pendant les deux dernières semaines avant récolte, vos plantes seront encore plus en sécurité.

Un bon flux d’air est tout aussi important. Assurez-vous d’avoir un ventilateur oscillant doux qui brasse l’air au-dessus et sous la canopée pour empêcher la formation de poches stagnantes et humides dans le feuillage dense.

C’est aussi pour ça qu’il faut éviter que des feuilles soient collées les unes aux autres ; une défoliation légère et ciblée de ces « sandwichs de feuilles » est acceptable, mais faites attention à ne pas en faire trop sur une auto.

Faites-nous confiance, la pourriture des têtes, ça brise le moral. Un peu de contrôle de l’humidité maintenant sauve toute votre récolte plus tard.

Étape 5 : Récolte - Savoir exactement quand couper

C’est le moment vers lequel tout votre travail vous a mené. Même si la plupart des autos finissent entre la semaine 8 et la semaine 12 après la sortie, il est crucial de comprendre que le calendrier de la banque de graines n’est qu’indicatif.

La règle la plus importante qui sépare une bonne récolte d’une grande récolte, c’est celle-ci : on récolte toujours selon l’état des trichomes, pas selon le calendrier. Pour un guide visuel complet, notre article sur quand récolter des autos détaille tout.

Ces trichomes sont les minuscules glandes de résine en forme de champignon qui couvrent les têtes et contiennent tous les cannabinoïdes et terpènes. Pour les voir clairement et prendre la bonne décision, vous aurez besoin d’un outil simple comme une loupe de bijoutier 30-60x ou un petit microscope USB pas cher.

Quand vous inspectez votre plante, il est vital de regarder les trichomes sur les têtes elles-mêmes, pas sur les feuilles sucrées autour, car les feuilles mûrissent souvent beaucoup plus vite et peuvent fausser la lecture. Pour une évaluation juste de l’ensemble, contrôlez plusieurs endroits sur plusieurs têtes.

Trichomes transparents vs laiteux vs ambrés : ce que ça signifie pour votre effet

Comparaison macro au microscope des stades des trichomes du cannabis : trichomes transparents (pas mûrs), trichomes blancs nuageux (puissance maximale) et trichomes ambrés (trop mûr/sédatif).
Votre feuille de route de récolte : Cette comparaison macro par l’utilisateur Reddit u/DrewsPops montre exactement ce que vous verrez à la loupe. À gauche, des têtes transparentes signifient que la plante n’est pas prête—récolter maintenant donne un effet faible et anxiogène. Au milieu, des têtes nuageuses ou « laiteuses » indiquent un pic de THC—c’est le meilleur moment. À droite, des têtes ambrées signalent que le THC se convertit en CBN, avec un effet plus lourd et sédatif. Pour de meilleurs résultats, attendez surtout du laiteux avec seulement 5–15% d’ambré.

À mesure que votre auto mûrit, les trichomes sur les têtes changent de couleur, indiquant directement la maturité des cannabinoïdes et le type d’effet attendu.

Au début, les trichomes sont majoritairement transparents, comme de minuscules champignons en verre. Récolter à ce stade est une erreur ; les cannabinoïdes sont sous-développés, et l’effet est souvent décrit comme speedy, anxiogène et trop court.

Avec la maturation, ils deviennent laiteux ou blanc nuageux. C’est la fenêtre de teneur maximale en THC, et récolter ici donne un effet fort, énergique et équilibré. C’est notre fenêtre préférée pour la plupart des variétés.

Enfin, si vous attendez encore, vous verrez apparaître des trichomes ambrés car le THC commence à se convertir en CBN, plus sédatif. Récolter avec un mélange de laiteux et d’ambré (de 5% à 20%) produit un effet plus relaxant, centré sur le corps, avec un potentiel de « cloué au canapé », idéal le soir ou pour soulager la douleur.

Notre pratique standard : récolter quand 80-90% des trichomes sont laiteux et 5-15% sont ambrés, pour un effet puissant mais bien équilibré. Ne vous fiez pas uniquement à la couleur des pistils ; elle peut tromper. Confirmez toujours avec les trichomes.

Les deux dernières semaines : quand et comment rincer

Environ 7 à 14 jours avant la récolte prévue, il est temps de commencer le « rinçage ». Ce processus simple consiste à arrêter tous les nutriments et à n’arroser qu’à l’eau claire ajustée en pH. Le but est d’encourager la plante à consommer les réserves de nutriments stockées dans les feuilles et les fleurs, ce qui donne souvent une fumée finale plus douce et plus propre en bouche.

En terreau, un rinçage de 7 à 10 jours est généralement suffisant. En coco ou autres substrats hors-sol, arrosez quand même jusqu’à un léger drainage pour aider à évacuer les sels minéraux accumulés.

Pendant cette phase finale, vous verrez un jaunissement marqué des grandes feuilles, la plante recyclant l’azote stocké. Ne vous inquiétez pas—c’est une décoloration naturelle et souhaitable qui signale qu’elle met son dernier coup d’énergie à maturer les têtes.

Étape 6 : Séchage et affinage - L’étape la plus importante

Vous pouvez réussir chaque semaine de votre culture d’autofloraison et tout gâcher si vous bâclez le séchage et l’affinage.

C’est là que beaucoup de weed maison passe de « ça sent incroyable dans la tente » à « pourquoi ça a un goût d’herbe coupée ? »

La méthode du « séchage lent » : température et humidité idéales

Une fois les plantes coupées et les grandes feuilles enlevées, l’objectif est un séchage lent et contrôlé pour préserver saveur et puissance. Accélérer cette étape est la meilleure façon d’obtenir des têtes qui sentent le foin.

Pour y parvenir, créez l’environnement idéal : une pièce sombre à température stable, entre 60 et 70°F (15–21°C), avec une humidité relative de 50–60%. Il est crucial d’avoir un flux d’air doux avec un petit ventilateur oscillant pour éviter la moisissure, sans souffler directement sur les têtes, sinon elles sèchent trop vite.

Deux options principales : suspendre la plante entière, méthode la plus lente et excellente pour préserver les terpènes, ou suspendre des branches individuelles après une légère manucure. Dans tous les cas, un bon séchage lent prend environ 7 à 14 jours. Si vos têtes semblent sèches en moins de cinq jours, l’environnement est probablement trop chaud ou pas assez humide.

Le « test du craquement » : savoir quand les têtes sont prêtes à être affinées

Oubliez le « feeling » uniquement ; l’indicateur le plus fiable que vos têtes sont prêtes pour l’affinage, c’est le classique « test du craquement ».

Sélectionnez une petite tige fine sur une des têtes en train de sécher et essayez de la plier. Si la tige se plie simplement et reste pliée, c’est qu’il reste trop d’humidité à l’intérieur : il faut continuer à sécher. En revanche, si la tige résiste un peu puis craque nettement avec un bruit audible, vous êtes au bon point. L’extérieur des têtes doit être sec au toucher, mais l’intérieur doit garder assez d’humidité pour se réhydrater pendant l’affinage.

Quand les tiges passent ce test, c’est le moment idéal pour détacher les têtes et les mettre dans leurs bocaux d’affinage.

Affinage en bocaux en verre : le planning d’aération quotidien

Un bocal en verre rempli de têtes de cannabis manucurées avec un petit hygromètre numérique affichant 62% d’humidité.
Le chiffre magique : L’affinage, ce n’est pas juste mettre la weed dans un bocal ; c’est atteindre une cible d’humidité précise. Cette photo par Nebula Haze (GrowWeedEasy.com) montre le graal : 62% d’HR stable. En mettant un hygromètre numérique bon marché dans vos bocaux, vous éliminez les approximations. Si ça affiche plus de 65%, sortez les têtes pour les sécher un peu plus. Si ça est à 58–62%, gardez fermé—c’est la zone où la chlorophylle se dégrade et où la meilleure saveur se développe.

L’affinage est un processus lent et patient qui transforme vos têtes sèches d’une fumée potentiellement âpre en un produit haut de gamme. C’est là que la chlorophylle se décompose, que l’âpreté s’adoucit dans la gorge et les poumons, et que la saveur et l’arôme plus riches de votre variété se révèlent pleinement.

Notre processus d’affinage suit un planning simple. D’abord, mettez vos têtes en bocaux en verre propres et hermétiques, en remplissant chaque bocal à 70-80% pour laisser un peu d’air circuler.

La première semaine, les têtes relâchent beaucoup d’humidité : il faut donc « roter » les bocaux en les ouvrant une à deux fois par jour pendant 5 à 10 minutes pour renouveler l’air.

Au cours des deux à quatre semaines suivantes, vous pouvez réduire progressivement et n’ouvrir qu’une fois tous les 2-3 jours. Vous verrez l’odeur initiale « herbeuse » laisser place au profil terpenique spécifique de la variété. Après un mois, vous pouvez passer à des ouvertures hebdomadaires ou sceller pour le stockage long terme.

Même si vous pouvez fumer plus tôt, beaucoup de variétés atteignent leur pic de saveur et de douceur après 4 à 8 semaines d’affinage. La patience ici permet à une auto bien cultivée de jouer dans la cour des grands.

Palissage des autos : guide débutant du LST

Comparaison côte à côte d’un plant de cannabis avant et après un Low Stress Training (LST). À gauche, une forme naturelle et touffue ; à droite, les branches attachées vers le bas pour créer une canopée plus large et plus plate.
Ouvrir la canopée : Cette photo avant/après par Nebula Haze (GrowWeedEasy.com) démontre parfaitement l’objectif du Low Stress Training. À gauche, la plante pousse en forme « sapin de Noël », où le sommet fait de l’ombre aux branches du bas. À droite, on voit le résultat du pliage et de l’attache des tiges principales. Remarquez comme le centre est maintenant exposé ? Cette meilleure pénétration lumineuse transforme de petites têtes « pop-corn » en fleurs denses et bien formées.

Avec les photopériodiques, on taille l’apex, on supercrop, on lollipop… toute la boîte à outils. Avec les autos ? On est plus prudents.

Comme les autos ont un cycle fixe, tout stress important attaque directement votre rendement. C’est pourquoi le LST (Low Stress Training) est notre technique de référence pour les débutants.

Qu’est-ce que le Low Stress Training (LST) ?

Le Low Stress Training, ou LST, est une technique simple mais puissante qui vise à casser la tendance naturelle de la plante à produire une seule tête centrale dominante. Au lieu de laisser la plante concentrer son énergie vers le haut, vous pliez et attachez doucement les branches pour créer une canopée plate et uniforme. Cela étale la plante et permet à des dizaines de sites de têtes plus bas de recevoir une lumière directe et de qualité, auparavant réservée au seul sommet principal.

La clé du LST sur une auto, c’est le timing. Commencez vers la semaine 3-4, quand la plante a au moins 4-5 nœuds et que la tige principale est encore souple et facile à manipuler, mais avant que la floraison ne s’installe fortement.

La méthode de base est simple : commencez par fixer une attache souple au bord du pot. Ensuite, pliez doucement la tige principale jusqu’à ce qu’elle soit presque parallèle au substrat et maintenez-la en place. Dans les jours suivants, les branches latérales se redresseront vers la lumière et deviendront de nouveaux sommets principaux. Au fur et à mesure, continuez d’ajuster et d’ajouter des attaches pour guider les branches vers l’extérieur et garder une canopée plate. Utilisez des attaches souples et flexibles ou du fil de jardin gainé ; n’utilisez jamais de fil de pêche ou de fil fin qui pourrait couper la tige en s’épaississant. Pour plus d’exemples et de conseils avancés, voir notre guide complet sur le LST pour autos.

Comment le LST peut augmenter votre rendement

Le but du LST est de casser la tendance naturelle de la plante à faire une seule tête centrale dominante, et de créer à la place une canopée large et plate où chaque site de tête reçoit une lumière directe de haute qualité. En pliant et en attachant doucement la tige principale et les branches latérales, vous remontez des dizaines de sites de têtes plus bas dans la zone lumineuse optimale, transformant ce qui aurait été une seule tête principale en 6 à 10 sommets solides et bien développés.

Cela réduit l’ombrage entre les branches et améliore fortement la circulation d’air dans la plante, diminuant les risques de moisissure. Sur une auto, même une routine LST simple peut augmenter sensiblement le rendement final par rapport à une plante non palissée. Et comme c’est une technique à faible stress, le temps de récupération est minime—la plante continue sa route sans ralentir.

Avertissement sur les techniques à fort stress (HST) et le topping

Même si vous voyez des cultivateurs experts toper, faire du FIM ou du supercrop sur leurs autos, on vous déconseille fortement ces techniques à fort stress (HST) pour vos premières cultures. La raison est simple : les autos suivent un calendrier fixe et n’ont pas le temps de récupérer d’une erreur.

Des techniques comme le topping ou le mainlining consistent à endommager intentionnellement la plante pour modifier sa croissance. Cela peut faire des merveilles sur des photopériodiques qui ont une longue phase végétative flexible. Une auto, non. Si vous vous trompez de timing ou stressez trop la plante, elle n’aura pas des semaines pour rebondir ; elle va simplement se rabougrir, donnant une plante petite et peu productive avec des rendements décevants.

Pour votre premier run, notre recommandation ne bouge pas : restez sur le LST uniquement. Le maximum à envisager, c’est une défoliation légère et ciblée pour enlever quelques grandes feuilles qui bloquent directement la lumière à des sites de têtes clés.

Une fois que vous aurez quelques récoltes réussies et une meilleure compréhension de la croissance de ces plantes, vous pourrez tester des techniques plus agressives si ça vous tente.

Top 5 des erreurs de débutant à éviter

Avant de conclure ce parcours semaine par semaine, évitons les mines classiques. On voit les nouveaux cultivateurs tomber dans ces cinq pièges encore et encore.

Erreur n°1 : Trop arroser

Comparaison côte à côte de feuilles de cannabis retombantes. À gauche, une plante trop arrosée avec des feuilles lourdes, gonflées et recourbées vers le bas. À droite, une plante sous-arrosée avec des feuilles fines, molles et sans vie.
Décoder l’affaissement : Les nouveaux cultivateurs voient souvent des feuilles qui tombent et attrapent immédiatement l’arrosoir, mais ça peut être fatal. Cette comparaison clarifie la différence. À gauche (par l’utilisateur Reddit u/Rick_M514), la plante trop arrosée a des feuilles lourdes, gonflées, et qui s’enroulent fermement vers le bas—les racines se noient et ont besoin d’air. À droite (par l’utilisateur Reddit u/VanillaBlackXxx), la plante sous-arrosée paraît sans vie, fine et molle, comme du papier. Règle : si ça tombe mais que le pot est lourd, arrêtez d’arroser. Si ça tombe et que le pot est léger, arrosez-la.

S’il y a une erreur qui a tué plus d’autos que toutes les autres réunies, c’est celle-ci. Les nouveaux cultivateurs, poussés par l’envie de bien faire, finissent par noyer leurs plantes à force de gentillesse. Les racines ont besoin d’oxygène autant que d’eau, et un substrat constamment saturé est une recette de catastrophe.

Vous saurez que vous arrosez trop si vous voyez des feuilles tombantes qui ont l’air lourdes, épaisses et gonflées—à l’opposé de l’affaissement fin et sans vie d’une plante assoiffée. Cela s’accompagne souvent d’une croissance ralentie, de feuilles basses pâles ou jaunissantes, et du signe typique de moucherons du terreau qui se reproduisent tranquillement dans une couche supérieure toujours humide.

La solution : abandonner le calendrier et apprendre le rythme de la plante. Utilisez la méthode « soulever le pot » religieusement : repérez le poids du pot bien arrosé, et n’arrosez plus tant qu’il n’est pas nettement plus léger. Assurez-vous d’avoir un substrat et des pots avec un excellent drainage, comme les pots en tissu. Au début, c’est crucial d’arroser moins en volume mais plus stratégiquement en petit anneau autour de la plantule, plutôt que de détremper tout le pot.

Rappelez-vous : une petite plantule dans un grand pot a un système racinaire minuscule. Soyez patient(e) et laissez les racines respirer.

Erreur n°2 : Trop nourrir (brûlure d’engrais)

Un plant de cannabis en floraison montrant de forts signes de toxicité à l’azote, avec des feuilles vert foncé, brillantes, qui s’enroulent vers le bas en forme de griffe.
Identifier la « griffe » : Cet exemple clair par l’utilisateur Reddit u/YetiJerky montre une toxicité à l’azote classique. Vous voyez comme les feuilles sont d’un vert très foncé et s’enroulent vers le bas au bout comme une serre ? Contrairement au flétrissement mou d’une plante sous-arrosée, ces feuilles sont fermes et cireuses. Cela arrive souvent quand les débutants continuent des nutriments « croissance » riches en azote trop loin en floraison. Si vous voyez ça, rincez le substrat et diminuez l’engraissage immédiatement.

C’est un réflexe de débutant : plus d’engrais = plus grosses têtes. En réalité, trop nourrir est l’un des moyens les plus rapides de stresser une auto et de freiner sa croissance. Vous saurez que vous avez dépassé la dose avec les signes classiques de brûlure : des pointes de feuilles croustillantes et brunes comme brûlées, ou des feuilles foncées et cireuses qui se recourbent en griffe.

La solution : laissez la plante guider, pas le tableau sur la bouteille. Commencez toujours à ¼ à ½ de la force recommandée. N’augmentez que si la plante vous montre qu’elle a faim—un vert qui s’éclaircit globalement ou un léger ralentissement, sans pointes brûlées.

Souvenez-vous : avec des génétiques de qualité comme nos autos WeedSeedsExpress, la plante est sélectionnée pour prospérer. Elle veut pousser. Vous devez juste lui donner ce dont elle a besoin, pas la noyer d’engrais.

Erreur n°3 : Ignorer le pH

De toutes les erreurs de débutant, c’est la plus sournoise. On appelle le pH le « tueur silencieux » parce qu’il peut faire mourir de faim une plante parfaitement nourrie.

Pourquoi c’est si critique : si le pH de votre eau et de votre solution nutritive est hors de la bonne plage, les racines sont chimiquement incapables d’absorber la nourriture. Cela crée des problèmes confus comme des carences bizarres—jaunissement entre les nervures, taches rouillées—même quand vous nourrissez beaucoup.

Pour l’éviter, vous devez tester et ajuster le pH à chaque fois que vous nourrissez. Les plages cibles sont non négociables : en terreau 6,0–7,0, et en coco 5,8–6,2.

Notre process est simple mais obligatoire : on mélange d’abord les nutriments, puis on mesure le pH, puis on ajuste avec du pH+ ou pH- avant d’arroser. Un stylo pH numérique basique et une solution de calibration ne sont pas optionnels ; c’est un outil en or.

Erreur n°4 : Transplanter une auto

Alors que les cultivateurs de photopériodiques suivent souvent un calendrier de rempotage—du gobelet au pot plus grand—avec les autos, c’est l’une des manières les plus courantes de rabougrir votre rendement final sans s’en rendre compte.

Les autos suivent une chronologie fixe et non négociable. Tout stress, surtout le choc racinaire d’une transplantation, provoque un arrêt de croissance. Une photopériodique a des semaines pour récupérer. Une auto, non. Une semaine de récupération = une semaine de croissance perdue à jamais, ce qui impacte directement la taille et la densité de la récolte.

La solution est simple et inratable : démarrez directement dans le pot final en tissu de 2 à 5 gallons. Que vous utilisiez l’essuie-tout ou que vous plantiez la graine directement, elle va dans l’unique pot qu’elle appellera maison.

Votre vous du futur—et votre rendement final—vous remercieront.

Erreur n°5 : Récolter trop tôt

On comprend. Les têtes ont l’air incroyables, elles sentent fort, et vous avez hâte de fumer votre propre récolte. Mais c’est le dernier test de patience, et couper trop tôt est la façon la plus courante de saboter une culture autrement parfaite.

Ne vous laissez pas tromper par des têtes qui semblent prêtes. Si vous mettez une loupe et que les trichomes sont encore majoritairement transparents, comme du verre, ou si la plante continue à sortir agressivement de nouveaux pistils blancs, elle n’a pas fini. Récolter maintenant, c’est laisser beaucoup de puissance, de saveur et de poids final sur la table.

La maturité optimale a deux signes clés. D’abord, attendez que les trichomes deviennent majoritairement laiteux, avec une petite part (5-15%) d’ambré pour un effet plus relaxant. Ensuite, surveillez le ralentissement marqué de la production de nouveaux pistils blancs quand la plante met toute son énergie à maturer les fleurs existantes.

7 à 10 jours de plus transforment souvent une weed « plutôt bonne » en « putain, c’est puissant ».

À quoi s’attendre : les stades de croissance d’une auto

Votre auto passera par plusieurs stades distincts sur son cycle rapide de 8 à 12 semaines. Chaque plante est différente, mais comprendre cette chronologie générale est essentiel pour savoir quoi faire, et quand.

  • Semaines 1-3 (Plantule & début croissance) : L’objectif est de construire un système racinaire solide. La croissance au-dessus du substrat paraît lente au début, puis accélère rapidement.
  • Semaines 4-6 (Croissance & pré-floraison) : La plante entre dans une phase de croissance explosive et construit sa structure. Vous verrez les premiers pistils blancs, signalant la transition vers la floraison.
  • Semaines 7-10+ (Floraison & maturation) : Toute l’énergie va à la production de têtes. Les fleurs gonflent, se densifient, et développent une épaisse couche de trichomes résineux.

Vous voulez voir exactement à quoi ça ressemble ?

Lire une description, c’est bien, mais comparer votre plante à des photos réelles est la meilleure façon de savoir si vous êtes sur la bonne voie. Pour une galerie détaillée de chaque étape, consultez notre chronologie visuelle semaine par semaine des autos. C’est le complément parfait de ce guide.

Devenir un meilleur cultivateur : la puissance d’un journal de culture

La meilleure habitude à prendre, dès ce premier run, c’est de documenter vos progrès. Un simple journal, c’est ce qui sépare une récolte chanceuse d’une compétence reproductible et perfectible.

Chaque semaine, prenez une photo de la plante sous le même angle et notez les données critiques : la force du dernier apport, le pH de l’eau, la température et l’humidité dans la tente, et les problèmes observés. Ce petit log est une mine d’or pour le run suivant. Vous pourrez comparer et vous poser des questions utiles comme : « En semaine 4 la dernière fois, les plantes étaient plus grosses—qu’est-ce qui a changé ? » ou « Ce phénotype semble partir sur 12 semaines, contrairement au dernier qui a fini en 10. »

Si vous vous sentez perdu(e) en plein milieu d’une culture, ce guide sera là. Vous pourrez revenir, comparer vos plantes à nos descriptions, et ajuster en confiance la hauteur de lampe, la fréquence d’arrosage ou le dosage.

Les autos sont rapides, tolérantes, et incroyablement gratifiantes quand on respecte leur horloge interne. Installez correctement votre espace, suivez ces étapes, et évitez les erreurs classiques de débutant. Quand vous ouvrirez ces bocaux parfaitement affinés, vous n’aurez pas seulement une réserve de cannabis haut de gamme—vous aurez les connaissances pour recommencer, encore mieux.

Quand vous êtes prêt(e) à démarrer, prenez des graines autofloraison fiables dans notre collection, installez votre tente, et cultivez avec nous. Vous serez surpris(e) de voir à quelle vitesse vous passez de débutant total à l’ami que tout le monde contacte pour des conseils de culture.

Questions fréquentes sur la culture des autos semaine par semaine

De quoi ai-je besoin pour commencer à cultiver des autos semaine par semaine à la maison ?

Pour cultiver des autos semaine par semaine, il vous faut une petite tente de culture ou un espace occulté, une LED à spectre complet de qualité, des pots en tissu de 2 à 5 gallons, un terreau léger et aéré ou de la coco, des nutriments de base croissance et floraison, un stylo pH, et une ventilation correcte avec un extracteur et un filtre à charbon.

Quel est le meilleur cycle lumineux pour les autos, de la graine à la récolte ?

Pour la plupart des débutants, un cycle 18/6 (18 heures allumé, 6 éteint) de la graine à la récolte est le meilleur. Il donne une croissance solide, laisse la plante se reposer, et garde les coûts d’électricité raisonnables. Les cultivateurs plus avancés utilisent parfois 20/4 pour pousser la croissance un peu plus, mais le 18/6 est simple et fiable.

Comment arroser et nourrir des autos pendant les premières semaines ?

En semaines 1–2, gardez les quelques premiers centimètres du substrat légèrement humides, pas détrempés, et utilisez la méthode « soulever le pot » pour éviter le sur-arrosage. En terreau légèrement fertilisé, commencez les nutriments vers la semaine 2–3 à ¼ de dose, en augmentant vers ½ dose en semaine 3–4 uniquement si la plante semble avoir faim.

Quand commencer le Low Stress Training (LST) sur une auto ?

Commencez le LST vers la semaine 3–4, quand la tige principale est flexible et que la plante a au moins 4–5 nœuds. Pliez doucement la tige principale sur le côté et attachez-la au bord du pot, puis étalez progressivement les branches. Évitez le topping ou une forte défoliation pour votre première culture d’auto afin d’éviter le rabougrissement.

Comment savoir quand récolter mes autos pour le meilleur effet ?

Plutôt que de se baser uniquement sur les semaines, vérifiez les trichomes avec une loupe 30–60x. Récoltez quand la plupart des trichomes sont laiteux avec environ 5–15% d’ambré. Cela tombe généralement vers la semaine 8–12 après la sortie, selon la génétique, et donne des têtes puissantes, savoureuses, avec un effet équilibré ou légèrement relaxant.

Combien peut produire un seul plant d’autofloraison avec une culture semaine par semaine bien menée ?

Le rendement dépend de la génétique, de l’environnement et du niveau du cultivateur, mais avec une bonne lumière, un arrosage correct, un LST doux et un plan solide de culture des autos semaine par semaine, beaucoup de cultivateurs à domicile obtiennent 1–4 onces (28–113 g) par plante. Des installations bien réglées avec des LED puissantes et de gros pots peuvent produire davantage.