Si vous voulez que vos autofloraisons fassent mieux que ce que leur gabarit laisse penser sans les stresser, l’entraînement à faible stress (LST) est la solution. On parle de courbures douces, d’attaches souples et d’une canopée plate et uniforme qui capte la lumière comme une ferme solaire.
Pas de têtes coupées, pas de semaine entière de récupération, juste une forme plus intelligente, une meilleure circulation d’air et des têtes plus dodues.
Voici exactement comment nous faisons le LST sur les autos chez WeedSeedsExpress, pourquoi ça fonctionne et comment vous pouvez commencer aujourd’hui avec un minimum de matériel et un maximum de confiance.
Points clés à retenir
- Le low stress training pour les variétés autofloraison étale la croissance horizontalement afin de casser la dominance apicale, d’améliorer la pénétration de la lumière et l’aération, et d’offrir environ 20–50% de rendement en plus.
- Commencez le LST vers la 3e semaine quand les plants ont 3–4 nœuds et arrêtez les nouvelles courbures vers la 4e–5e semaine une fois que les pistils apparaissent, puis maintenez une canopée plate et uniforme.
- Faites la première courbure à 45–80° au-dessus du 3e nœud, attachez l’apex sous les branches latérales, guidez les pousses les plus hautes et gardez la défoliation minimale et ciblée.
- Utilisez un éclairage 18/6–20/4 avec une PPFD de 400–600 (LED à 18–24 pouces), gardez des températures de 24 °C-27 °C avec 55–65% d’HR, et visez un pH de 6.0–6.5 en terre ou 5.8–6.2 en coco.
- Utilisez des attaches souples et des points d’ancrage solides sur des contenants finaux de 3–5 gallons, vérifiez et desserrez les attaches chaque jour, et attelez toute fissure accidentelle avant de mettre l’entraînement en pause.
- Le LST se marie bien avec un ScrOG léger, évitez l’étêtage pour la plupart des autos et choisissez des cultivars vigoureux et adaptés au LST comme Z Auto, Gorilla Glue Auto ou Amnesia Haze Auto.
La clé pour libérer tout le potentiel de votre autofloraison

Les autofloraisons n’ont pas de temps à perdre. La plupart passent en floraison toutes seules vers la 3e–4e semaine après la germination, ce qui veut dire que chaque jour de croissance végétative compte.
Alors que notre guide sur la culture des autofloraisons couvre l’ensemble du cycle de vie de la graine à la récolte, le LST est la technique spécifique qui vous aide à rentabiliser ces jours de croissance végétative.
En courbant et en attachant délicatement les branches pour qu’elles poussent à l’horizontale, vous créez une canopée plate et uniforme. Plus de lumière atteint plus de sites de floraison, votre plante reste compacte et la circulation d’air s’améliore, ce qui donne des fleurs plus denses et plus épanouies.
Alerte mot-clé sans malaise : le low stress training pour les variétés autofloraison offre aux débutants une méthode sûre pour augmenter les rendements, surtout dans les petites tentes ou les placards.
On vous montre la science, le timing et la méthode pas à pas que nous utilisons dans nos propres tentes de test.
Qu’est-ce que l’entraînement à faible stress (LST) ?
Le low-stress training est une technique de mise en forme. On guide la plante sur le côté en courbant et en attachant la tige principale et les branches afin que la croissance s’étale uniformément au lieu de monter tout droit.
Pensez-y comme au palissage d’une vigne sur un treillis plutôt que de la laisser devenir un sapin de Noël.
La grande différence avec les techniques à fort stress (comme l’étêtage ou le supercropping) : avec le LST, on évite d’abîmer la plante. Pas de coupe de l’extrémité, pas d’écrasement des tiges.
Les autos n’ont pas de temps à perdre à se remettre de chocs, donc on reste tout en douceur.
Casser la dominance apicale : la science derrière le LST

Le cannabis favorise naturellement l’extrémité du sommet (l’« apex »). Cette pointe du haut accapare des hormones de croissance appelées auxines, en gros des laissez-passer VIP pour grandir. Quand on courbe la tige principale vers le bas, on répartit ces hormones.
Résultat : les branches latérales se réveillent, commencent à pousser comme des mini-têtes principales, et vous obtenez une table de colas au lieu d’une grande lance.
Pourquoi le LST est idéal pour les autofloraisons
Les autofloraisons ont une phase végétative courte (généralement 3–4 semaines). Des interventions stressantes comme l’étêtage peuvent ralentir la croissance exactement pendant la période où vous avez besoin d’élan. Le LST applique un stress minimal, donc la plante continue d’avancer.
Vous obtenez quand même une meilleure répartition de la lumière et une meilleure structure, mais sans pénaliser votre calendrier.
Les avantages du LST pour votre culture d’autofloraisons
- De plus gros rendements dans le même espace : une canopée plate signifie que plus de sites de floraison se trouvent dans la « zone idéale » de votre lampe. Nous avons constaté jusqu’à 30–50% de rendement en plus avec un bon LST par rapport à une forme naturelle de sapin de Noël, selon la variété.
- Des têtes plus denses et plus uniformes : fini les petits popcorn cachés dans l’ombre. Lumière homogène = développement homogène.
- Contrôle de la hauteur : parfait pour des tentes de 60 cm-120 cm ou des cultures discrètes. Gardez les plantes compactes sans les priver de lumière.
- Meilleure circulation d’air et moindre risque de moisissure : étaler les branches permet à l’air de circuler dans la canopée, essentiel dans les pièces humides.
- Simplicité : pas d’équipement sophistiqué. Des attaches souples, de la patience, c’est tout.
Quand commencer (et arrêter) le LST sur les autofloraisons : le timing critique
Commencer : vers la 3e semaine après la germination ou quand la plante a 3–4 nœuds (nœuds = ensembles de feuilles sur la tige principale). La tige est flexible, les racines s’ancrent, et vous êtes assez tôt pour façonner la structure avant l’accélération de la floraison.
Arrêter : quand la croissance verticale ralentit et que des têtes distinctes commencent à se former, généralement fin de la 4e semaine à la 5e semaine sur beaucoup d’autos. Après ça, conservez la forme mais évitez les nouvelles courbures. Vous pouvez toujours ré-attacher pour éviter que la canopée ne « remonte », mais pas de stress neuf.
Conseil de pro : courbez juste après l’allumage quand les plantes sont turgescentes mais pas cassantes, ou juste après l’arrosage quand les tissus sont un peu plus souples. Si vous entendez un craquement, stoppez net, soutenez avec une « attelle » de ruban de jardinage, et ne tentez pas le diable pendant quelques jours. Vous ne l’avez probablement pas tuée, mais n’insistez pas.
Comment faire le LST sur des autofloraisons : guide pas à pas
Étape 1 : rassembler votre matériel
Matériel essentiel :
- Attaches souples pour plantes : du fil gainé ou des cure-pipes épais fonctionnent très bien. Évitez le fil fin ou la ficelle qui peuvent entailler les tiges.
- Ancrages : clips pour pots en tissu, pinces à reliure pour pots en tissu, ou piquets de tente. Pour les pots en plastique, une petite perceuse à main pour faire des trous autour du bord est parfaite.
Environnement & bonus utiles :
- Lumière : un cycle 18/6 ou 20/4 est standard. Gardez la PPFD dans la plage 400–600 pour la croissance. Pas de mesureur ? Placez votre LED à 18–24 pouces au-dessus de la canopée.
- Températures/HR : 75–80°F (24 °C–27 °C) et 55–65% d’HR en début de croissance. Un environnement stable évite d’autres stress.
- pH du substrat : 6.0–6.5 en terre ; 5.8–6.2 en coco. Découvrez-en plus sur la culture en coco ici.
- Ruban de jardinage : pour ces moments « oups » où une tige se fissure. Ce truc peut sauver une branche.
Étape 2 : préparer votre pot
- Démarrez la plante dans son contenant final. Le choc de transplantation peut vous voler des jours que vous n’avez pas. Nous aimons les pots en tissu de 3–5 gallons (11–19 L) pour la plupart des autos.
- Ajoutez des points d’ancrage. Pots en tissu : clipsez des pinces à reliure et attachez dessus. Pots en plastique : percez de petits trous autour du bord. Les ancrages vous permettent de contrôler la direction et la tension.
Étape 3 : la première courbure (l’étape la plus importante)

- Trouvez la tige principale juste au-dessus du 3e nœud. Tenez la base de la tige entre deux doigts pour stabiliser—cette main est votre « renfort ».
- Tirez doucement le sommet de la plante sur le côté jusqu’à ce qu’il soit presque horizontal. Ne la mettez pas complètement à plat : 45–80 degrés suffisent largement. Si la tige semble raide, faites des micro-courbures sur 1–2 minutes au lieu d’une grosse poussée.
- Attachez le sommet au bord du pot avec une attache souple. Ça doit être ferme, pas étrangler. L’objectif est que l’apex se retrouve sous certaines branches latérales ; cela inverse la logique des auxines et réveille ces sites.
Et si ça casse ? Ça arrive. Enveloppez la zone avec du ruban de jardinage, ajoutez un tuteur de soutien et arrêtez l’entraînement quelques jours. Les autos guérissent souvent étonnamment bien si vous les stabilisez rapidement.
Étape 4 : fixer et façonner les branches latérales

- Au cours des prochains jours, vous verrez les branches latérales s’étirer vers la lumière. Choisissez les plus hautes et tirez-les délicatement vers l’extérieur, en les attachant pour que tous les sommets soient à peu près à la même hauteur.
- Tournez le pot d’un quart de tour tous les un ou deux jours pour encourager une croissance symétrique. Continuez à créer cette « table ».
- Retirez uniquement les feuilles qui bloquent des sites de floraison et qui ne peuvent pas être rentrées. La défoliation minimaliste est la meilleure option avec les autos—2–4 feuilles à la fois, max, puis attendez quelques jours. Pour plus de détails, consultez notre guide sur la défoliation des autofloraisons.
Étape 5 : surveiller et ajuster chaque jour
- Vérifiez les attaches tous les jours. Les plantes poussent vite : une attache parfaite hier peut s’enfoncer aujourd’hui. Desserrez ou repositionnez au besoin.
- Gardez les sommets au même niveau. Si l’un décolle, attachez-le plus bas et laissez les branches plus courtes rattraper. « Canopée uniforme » est votre mantra.
- Quand les préfleurs apparaissent (petits poils aux nœuds), arrêtez d’ajouter de nouvelles courbures. À partir de là, c’est de l’entretien : gardez la canopée plate, maintenez une bonne circulation d’air et laissez la plante empiler les têtes.
4 erreurs courantes de LST qui peuvent ruiner votre culture d’autofloraisons
1. Commencer trop tard : c’est l’erreur n°1 des débutants. Si vous attendez que la plante soit déjà en étirement de floraison (semaine 5+), la tige principale sera ligneuse et raide. Essayer de la courber à ce moment-là est la recette parfaite pour la casser.
La solution : respectez la règle d’or : commencez quand vous avez 3-4 nœuds, généralement vers la semaine 3.
2. Utiliser les mauvaises attaches : utiliser de la ficelle, du fil de pêche ou du fil fin non gainé est une mauvaise idée. À mesure que la tige s’épaissit, ils peuvent l’entailler, provoquer des dégâts et créer une porte d’entrée pour les ravageurs et les maladies.

La solution : utilisez toujours des attaches souples gainées pour plantes ou un matériau épais et doux comme des cure-pipes.
3. Courber trop agressivement : l’enthousiasme, c’est bien, mais essayer de courber la plante à 90 degrés dès le premier jour, c’est chercher les ennuis. Une courbure brutale et soudaine peut facilement casser une tige en bonne santé.
La solution : allez-y doucement. Visez d’abord une courbure à 45 degrés. Vous pourrez toujours augmenter la tension et l’angle le lendemain une fois que la plante s’est adaptée. La patience paie.
4. « On règle et on oublie » : le LST n’est pas une tâche ponctuelle. Une attache parfaite le lundi peut être en train d’étrangler une branche le vendredi. Si vous n’ajustez pas, vous limiterez la croissance et vous pourriez même perdre une branche.
La solution : intégrez-le à votre vérification quotidienne. Prenez 60 secondes pour regarder vos attaches, desserrer celles qui sont serrées et guider la nouvelle croissance.
Combiner le LST avec d’autres techniques d’entraînement
LST + ScrOG (Screen of Green) : excellente combinaison. Le ScrOG consiste à utiliser un filet pour maintenir les sommets sur un seul plan. Pour les autos, on reste léger : guidez les sommets dans les mailles pendant le début de l’étirement, puis arrêtez de les déplacer une fois que les fleurs se fixent.
Ne tissez pas agressivement ; vous n’êtes pas en train de tricoter un pull.
LST + SOG (Sea of Green) : le SOG consiste à faire pousser beaucoup de petites plantes avec peu de croissance végétative. Le LST aide quand même à garder chaque plante basse et efficace, surtout quand la hauteur disponible est limitée.
LST + étêtage ? Pour la plupart des autos, on dit de l’éviter. Si vous êtes expérimenté et que votre variété est connue pour être vigoureuse, vous pouvez étêter une fois au 3e–4e nœud vers le jour 18–20, mais c’est niveau expert et ça reste un pari.
Le LST seul est plus sûr et suffisamment efficace.
Meilleures variétés autofloraison pour le LST
La plupart des autos réagissent bien au LST, mais certaines sont de vraies stars—ramification latérale vigoureuse, tiges solides et espacement entre-nœuds coopératif.
Nous avons eu d’excellents résultats avec :
Zkittlez Auto: très ramifiée, fruitée, s’empile joliment sous une canopée uniforme.
Gorilla Glue Auto: bras latéraux solides, encaisse les attaches comme une championne, toujours aussi gassy.
Amnesia Haze Auto: naturellement grande, le LST la garde sage et avide de lumière.
Blueberry Auto: compacte, indulgente, parfaite pour une première session de LST.
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Conseil de pro : si vous voyez notre promo 2+2 Gratuit en ligne, prenez vos favorites et entraînez-vous au LST sur plusieurs phénos.
FAQ LST pour autofloraisons : réponses à vos questions
Le LST est-il sûr pour les autos ? Oui, si c’est fait en douceur. Vous guidez, vous ne cassez pas. Si vous n’êtes pas sûr, faites des courbures plus petites sur plusieurs jours.
De combien le LST peut-il augmenter le rendement ? Avec une bonne lampe et un environnement sain, 20–50% de plus qu’une auto non entraînée, c’est réaliste. Plus la canopée est plate, mieux la lumière est utilisée.
Quand exactement dois-je arrêter ? Une fois que vous voyez des pistils réguliers et le début de formation des têtes, généralement fin de la 4e–5e semaine. À partir de là, maintenez la forme mais évitez tout nouveau stress.
Dois-je défolier pendant le LST ? Légèrement. Rentrez d’abord. Si une feuille fait de l’ombre directement à un site de floraison et ne peut pas être rentrée, retirez-la, mais seulement quelques-unes à la fois. Les autos détestent les grosses défoliations.
Ma plante a l’air asymétrique après la première courbure, normal ? Tout à fait. Donnez-lui 24–48 heures. Les branches latérales vont pousser vers le haut, et vous équilibrerez avec des attaches de suivi.
Puis-je faire du LST en hydro ou en coco ? Absolument. En coco, gardez un pH de 5.8–6.2 et nourrissez léger mais souvent. En hydro, les points d’ancrage peuvent être plus compliqués ; utilisez des œillets de couvercle ou des pots filets comme points d’attache.
Conclusion : un petit effort pour une grande récompense
Le low stress training pour les variétés autofloraison, c’est la définition d’une culture intelligente : quelques minutes par jour pour guider la forme, et votre plante vous le rend avec des colas plus grosses et plus uniformes.
Commencez vers la 3e semaine, restez doux, et visez cette canopée au même niveau. Regardez la plante, pas le calendrier.
Si vous voulez une victoire facile pour votre prochaine session, associez ce guide à une génétique éprouvée. Prenez une auto vigoureuse chez WeedSeedsExpress, mettez vos lumières en 18/6, gardez les températures à 24 °C-27 °C, et commencez à courber.
C’est simple, c’est sûr, et franchement, ça marche. Bon entraînement, la famille.





