Nous adorons les cultures en intérieur, mais bon sang, quand vous maîtrisez une culture en extérieur, le soleil fait des choses que les LED ne peuvent tout simplement pas faire.
Ce Guide Ultime de la Culture du Cannabis en Extérieur résume ce que nous avons appris en gérant des jardins légaux et des parcelles d’essai : comment choisir l’emplacement, construire un sol vivant, sélectionner des variétés adaptées au climat et traverser la saison, de la germination à une récolte collante, gorgée de terpènes.
Nous resterons pratiques, axés sur les données, et enthousiastes quand c’est mérité. Attendez-vous à des objectifs de pH, des repères de calendrier, des stratégies anti-nuisibles qui fonctionnent vraiment, et des conseils de variétés façonnés par la latitude et l’humidité.
Vous voulez une génétique fiable pour le jardin ou le balcon ? Nous avons cultivé, et fumé, ce que nous vendons chez Weedseedsexpress, et nous vous orienterons vers les gagnants. Mettons le soleil au travail.

Points clés à retenir
- La culture du cannabis en extérieur exploite la lumière solaire à spectre complet pour augmenter la richesse en terpènes et les rendements, tout en réduisant les coûts énergétiques et l’impact environnemental.
- Choisir des variétés de cannabis adaptées au climat, résistantes à la moisissure et aux ravageurs, garantit des plantes plus saines et des cultures en extérieur plus réussies.
- Maintenez le pH du sol entre 6.0 et 7.0 avec des amendements de compost de qualité afin de soutenir un développement racinaire solide et l’absorption des nutriments.
- Fournissez 6–8 heures de soleil direct par jour et utilisez des brise-vent et des stratégies de drainage pour protéger les plantes des conditions météo extrêmes.
- Mettez en place un plan proactif de lutte intégrée (IPM) incluant des insectes auxiliaires et une surveillance précoce pour prévenir les infestations.
- Récoltez le cannabis en fonction de la couleur des trichomes pour obtenir les effets souhaités, et procédez à un affinage correct à humidité contrôlée pour améliorer la saveur et la puissance.
Équipement & fournitures essentiels pour votre culture en extérieur

Avant de faire germer une seule graine, préparez votre kit. Avoir le bon matériel à portée de main évite les courses de dernière minute et vous met sur la voie du succès.
- ✅ Graines de qualité : L’investissement le plus important. Choisissez une génétique adaptée à votre climat auprès d’une source fiable.
- ✅ Terreau & amendements : Terreau de qualité ou compost, plus un matériau d’aération comme la perlite ou la pierre ponce. Nous recommandons les turricules de vers et la farine de kelp pour un départ solide.
- ✅ Contenants : Pots en tissu (20+ gallons pour les photopériodes) ou une plate-bande dédiée en pleine terre.
- ✅ Kit de test de pH : Un simple stylo pH ou un kit à gouttes est incontournable pour gérer l’eau et le sol.
- ✅ Arrosoir ou tuyau : Un accès pratique à l’eau est crucial.
- ✅ Nutriments : Une gamme simple en deux parties croissance/floraison ou des amendements organiques pour l’apport en surface.
- ✅ Sécateur : Une paire propre et bien affûtée pour le palissage et la taille.
- ✅ Loupe de bijoutier (60x) : Indispensable pour inspecter les trichomes et viser la bonne fenêtre de récolte.
- ✅ Tuteurs & liens : Pour soutenir les branches lourdes en fin de floraison.
- ✅ Contrôle des ravageurs & des moisissures : Huile de neem (pour la croissance), savon insecticide et bicarbonate de potassium sont utiles à avoir sous la main.
Pourquoi cultiver du cannabis en extérieur ? L’avantage du « sun-grown »
De plus gros rendements et des coûts plus bas
En extérieur, le ciel est votre luminaire et la terre votre pot. Pas de facture d’électricité pour les HID/LED, pas de ventilateurs qui tournent 24/7 : juste l’énergie solaire gratuite et le flux d’air.
Avec un énorme volume racinaire et une saison complète de croissance végétative, les plantes peuvent devenir arborescentes, convertissant cette énergie en rendements de plus d’une livre par plante avec une fertilisation et un palissage intelligents.
Exploiter la puissance de la lumière naturelle du soleil
La lumière du soleil à spectre complet stimule une photosynthèse robuste et la production de métabolites secondaires. Nous constatons régulièrement des profils terpéniques plus riches et des structures de plantes plus épaisses et plus résistantes en extérieur.
Visez 6–8+ heures de soleil direct par jour, exposition sud dans l’hémisphère nord, afin que les plantes empilent des têtes denses et résineuses plutôt que de s’étirer et de s’aérer à l’ombre partielle.
Un choix plus durable et écologique
La culture du cannabis en extérieur réduit drastiquement la consommation d’énergie et les pertes de chaleur associées aux cultures en intérieur. En utilisant du compost, du paillis et la récupération d’eau de pluie, vous pouvez créer un système presque en boucle fermée.
Quand vous construisez un sol vivant et sain, vous séquestrez du carbone tout en cultivant. Bonus : les fleurs cultivées au soleil présentent souvent une expression plus large des sesquiterpènes, ce qui se traduit par des arômes plus profonds, plus terreux et des finales « hashy ».
Avant de planter : premières étapes essentielles
Comprendre vos lois et réglementations locales
D’abord, connaissez les règles. Nombre de plants, exigences de clôture, visibilité depuis la rue, atténuation des odeurs et distance des écoles peuvent varier énormément selon les régions.
Vérifiez vos autorisations locales (médical vs. usage adulte), les lois de stockage/transport et si vous pouvez légalement partager des clones. La conformité vous permet de cultiver année après année sans histoire.
Créer votre calendrier et votre planning de culture en extérieur
Partez à rebours à partir de la première date moyenne de gel dans votre région. Dans la plupart des zones tempérées, vous ferez germer en intérieur au début du printemps, repiquerez dehors après les dernières gelées et récolterez fin septembre ou en octobre, selon la variété.
Les autos peuvent tourner de mai à août en seulement 70–90 jours. Notez les étapes clés : acclimatation, palissage à la mi-été, IPM pré-récolte et fenêtres de rinçage.
Choisir les bonnes graines de cannabis : photopériode vs. autofloraison
Les photopériodes grossissent tout l’été, puis commencent à fleurir lorsque les jours raccourcissent naturellement. Elles offrent un potentiel de rendement massif et une flexibilité incroyable pour le palissage.
Les autos sont rapides, discrètes et finissent avant l’arrivée des pires pluies d’automne, ce qui les rend parfaites pour les saisons courtes. Pour la simplicité et des têtes garanties, choisissez toujours des graines féminisées afin d’éviter les mâles surprise. Nous proposons des options féminisées et autofloraison.
| Caractéristique | Graines photopériodiques | Graines autofloraison |
|---|---|---|
| Temps jusqu’à la récolte | 4-6+ mois | 70-90 jours |
| Potentiel de rendement | Très élevé (peut faire 1 lb+) | Modéré à élevé |
| Taille | Peut devenir très grande (6 ft+) | Compacte & discrète (2-4 ft) |
| Idéal pour | Maximiser le rendement, palissage avancé | Saisons courtes, récoltes multiples, débutants |
Sélectionner des variétés adaptées à votre climat (résistance aux moisissures et aux ravageurs)
Zones chaudes et sèches : Les classiques à dominante sativa prospèrent (ex. Sour Diesel, Durban).
Nuits fraîches/étés courts : Les indica robustes sont vos alliées (Northern Lights, Blueberry).
Humide/pluvieux : Priorisez des génétiques résistantes aux moisissures (Green Crack, lignées influencées par la Colombie) et soyez vigilant face aux chenilles. Nous indiquons les caractéristiques de résistance sur nos pages produit pour vous simplifier la tâche.
Exemple de calendrier de culture en extérieur (hémisphère nord)
Mars/avril : Commandez vos graines et rassemblez les fournitures. Commencez à amender votre plate-bande.
Fin avril/début mai : Faites germer les graines en intérieur sous une lumière simple.
Fin mai/début juin :Après les dernières gelées, commencez l’acclimatation de vos semis et transplantez-les dans leur emplacement final en extérieur.
Juin-août : C’est la phase végétative. Concentrez-vous sur le palissage (LST, étêtage), l’arrosage et une gestion proactive des ravageurs.
Août-septembre : À mesure que les jours raccourcissent, la floraison commence. Passez aux nutriments de floraison et soutenez les branches lourdes.
Fin sept-oct : Surveillez de près les trichomes, rincez vos plantes et préparez la récolte avant l’arrivée des grosses pluies et des gelées.
Emplacement, emplacement, emplacement : trouver le spot parfait
Maximiser l’ensoleillement : la règle des 6-8 heures
C’est non négociable : vos plantes ont besoin d’au moins 6–8 heures de soleil direct et ininterrompu. Suivez les ombres des arbres, de votre maison et des clôtures tout au long de la journée avant de creuser.
Une exposition sud ou sud-ouest, c’est le jackpot. Si vous êtes juste limite, utilisez des surfaces réfléchissantes comme un mur clair pour renvoyer des photons supplémentaires dans la canopée.
Considérations de confidentialité et de sécurité

Pas besoin de crier sur tous les toits que vous avez un jardin. Utilisez des clôtures, des plantes grimpantes sur treillis ou de grandes plantes compagnes comme les tournesols pour casser les lignes de vue. Fermez les portails à clé, rangez les échelles loin des clôtures et évitez de vous vanter de votre culture en ligne.
Astuce de pro : Plantez à proximité des herbes compagnes aromatiques comme la lavande, la menthe ou le romarin. Elles peuvent aider à masquer l’odeur caractéristique du cannabis pendant la floraison et à repousser certains nuisibles en même temps.
Protection contre le vent, la pluie et les conditions météo extrêmes
Des vents constants et forts peuvent déchiqueter les feuilles et stresser les plantes. Installez un brise-vent simple avec des haies ou un voile d’ombrage. Pour les épisodes de fortes pluies, surtout pendant la floraison, ayez un plan.
Vous pouvez utiliser des tonnelles pliantes ou des panneaux ondulés transparents DIY pour garder vos fleurs au sec et prévenir le Botrytis (pourriture des têtes).
Assurer un accès pratique à l’eau
Vous allez beaucoup arroser, alors ne transformez pas ça en corvée. La proximité d’un tuyau ou d’un robinet est un énorme facteur de confort. Transporter des seaux de cinq gallons à travers un jardin devient vite pénible et mène à des apports sautés. Facilitez-vous la vie.
Préparer votre substrat : sol et contenants
Culture en pleine terre vs. pots ou sacs de culture

Les plates-bandes en pleine terre offrent d’énormes zones racinaires, une stabilité thermique et peuvent produire les plus gros rendements. Les pots ou sacs en tissu offrent de la mobilité, un meilleur contrôle du drainage et la flexibilité de suivre le soleil.
Nous adorons les sacs en tissu de 20–50 gallons pour leur excellente gestion de la chaleur et l’effet « air-pruning » sur les racines.
Qu’est-ce qui fait un sol de qualité ? (composition, pH et drainage)
Visez un sol limoneux, bien aéré, avec un pH stable entre 6.0 et 7.0. Un excellent mélange est généralement composé de 40–50% de compost de haute qualité, 30% d’aération (perlite, pierre ponce ou balles de riz) et une base minérale.
Évitez les argiles lourdes et compactes, car un mauvais drainage est une cause majeure de pourriture racinaire. Votre sol doit retenir l’humidité tout en se drainant librement en quelques secondes une fois saturé.
Amender votre sol avec du compost et des nutriments
Votre objectif est de nourrir le réseau trophique du sol, qui à son tour nourrit votre plante. Incorporez des turricules de vers, du compost de qualité et des farines à libération lente (kelp, neem, crustacés) quelques semaines avant de planter.
Apportez du compost en surfaçage chaque mois et maintenez une couche de 2–3 pouces de paillis (la paille fonctionne très bien) pour retenir l’humidité et garder les racines au frais.
Les stades de croissance du cannabis en extérieur
Stade 1 : germination et plantation des graines (semaines 1-2)
Faites germer les graines dans un essuie-tout humide ou directement dans des pastilles de démarrage à une température chaude de 70–78°F. Une fois les radicelles sorties, transplantez dans de petits pots sous une lumière douce. Gardez le substrat uniformément humide, pas détrempé.
Stade 2 : le stade plantule (semaines 2-4)
Les jeunes plants aiment une lumière vive mais pas intense, un léger mouvement d’air et des températures stables (60–80°F). Ne les noyez pas : les petites racines ont besoin d’oxygène. Une fois que vous avez 3–4 paires de vraies feuilles (nœuds), ils sont prêts pour le premier léger apport.
Stade 3 : le stade végétatif (4-12+ semaines)
C’est la phase de croissance explosive. Étêtez votre plante au-dessus du 4e–6e nœud pour encourager une structure buissonnante, puis commencez le Low-Stress Training (LST) pour étaler les branches horizontalement. Plus vous donnez de soleil et d’espace racinaire maintenant, plus la charpente sera grande pour la floraison.

Stade 4 : le stade de floraison (8-12+ semaines)
À mesure que les jours raccourcissent, des grappes florales (colas) se forment. Passez à des nutriments plus riches en phosphore (P) et potassium (K) et réduisez l’azote (N). Défoliez modérément pour améliorer la circulation d’air à l’intérieur de la plante.
Tuteurez ou palissez les colas lourdes afin que les tempêtes de fin de saison ne cassent pas votre travail.
Prendre soin de vos plantes : du semis à la récolte
Arroser votre cannabis en extérieur : combien et à quelle fréquence ?
La règle : arrosage profond, peu fréquent. Saturez le pot ou la plate-bande jusqu’à voir un léger drainage, puis attendez que les 1–2 premiers pouces soient complètement secs avant d’arroser à nouveau.
Cela encourage les racines à s’enfoncer à la recherche d’eau. En période de canicule, arroser tôt le matin (au frais) est idéal.
Guide des nutriments : nourrir en croissance et en floraison
- Croissance : Plus d’azote (N), calcium/magnésium réguliers et oligo-éléments.
- Floraison : Moins de N, plus de phosphore (P) et potassium (K) pour le développement des têtes, plus du soufre pour la synthèse des terpènes.
- Commencez toujours avec de faibles doses et augmentez lentement. Surveillez les pointes des feuilles—si elles brûlent, réduisez immédiatement.
Taille et techniques de palissage pour de plus gros rendements (LST, étêtage)
Nous étêtons généralement une ou deux fois, puis nous misons sur le LST pour créer une canopée large et plate où chaque site floral reçoit du soleil direct. Le lollipopping (suppression des sites floraux inférieurs et aérés) en début de floraison redirige l’énergie de la plante vers les colas principales.
N’en faites pas trop—les feuilles sont vos panneaux solaires.
Acclimatation : habituer vos jeunes plants à l’extérieur

Les semis élevés en intérieur subiront un choc si vous les mettez directement dehors. Ils ont besoin d’une semaine d’adaptation. Commencez par 1–2 heures de soleil doux du matin, augmentez la durée chaque jour tout en les protégeant des vents forts.
Après 4–5 jours, vous pouvez les laisser dehors plus longtemps, puis toute la nuit. Cette étape critique évite les coups de soleil et le ralentissement de croissance.
Ravageurs et problèmes courants en extérieur (et comment les résoudre)
Identifier et prévenir les ravageurs courants (acariens, chenilles, pucerons)

Inspectez le dessous des feuilles deux fois par semaine. Introduisez tôt des insectes auxiliaires comme les coccinelles. Utilisez du BT (une bactérie naturelle) contre les chenilles, et appliquez de l’huile de neem ou du savon insecticide pendant la phase végétative.
Évitez de pulvériser des huiles en fin de floraison. Les pièges englués et les inspections visuelles vous aideront à détecter les problèmes avant qu’ils ne deviennent des infestations.
Lutter contre la moisissure et l’oïdium
L’aération est reine. Espacez correctement les plants, défoliez légèrement et taillez l’intérieur (larf). Arrosez toujours le matin, pas le soir, pour que le feuillage puisse sécher. Pour la botrytis (pourriture des têtes), retirez immédiatement toute tête touchée avec un sécateur stérilisé et éloignez-la de votre jardin.

Crédit photo : u/jerkin365 via Reddit.
Protéger votre jardin contre les animaux plus gros
Les cerfs, les lapins et les ratons laveurs adorent le cannabis. Une clôture périphérique solide combinée à un collier de grillage à poules de 2–3 ft autour de la base de vos plants sauvera vos tiges. Contre les gophers, utilisez des paniers en grillage à la plantation. Le matériel est la meilleure assurance.
Moment de la récolte : comment savoir si vos têtes sont prêtes
Identifier les signes de maturité maximale
Les pistils vont foncer et s’enrouler vers l’intérieur, les calices vont gonfler, et les arômes vont passer du « vert » à une intensité très piquante. Les grandes feuilles peuvent commencer à pâlir et jaunir lorsque la plante consomme l’azote stocké. Les têtes doivent sembler denses et fermes à la pression.
Vérifier les trichomes : la méthode clair, laiteux et ambré
C’est la seule méthode fiable à 100%. Utilisez une loupe de bijoutier 60x pour inspecter les glandes de résine (trichomes) :

Clair : Pas prêt. THC faible.
Laiteux/opaque : Pic de THC. Effets plus vifs et cérébraux.
10–20% ambré : Le THC se dégrade en CBN. Effets plus sédatifs avec un fort effet corporel.
Décidez du profil d’effets souhaité, puis récoltez en conséquence.
Le processus de récolte étape par étape
- Arrêtez les apports de nutriments élevés 7–10 jours avant (eau claire uniquement).
- Récoltez au frais du matin quand les niveaux de terpènes sont les plus élevés.
- Coupez les branches et retirez les grandes feuilles en éventail.
- Suspendez les branches dans une pièce sombre à 60–68°F et une humidité de 55–62% HR.
- Faites circuler l’air doucement avec un petit ventilateur, mais ne le dirigez jamais directement vers les têtes.
Après récolte : séchage et affinage pour la qualité et la puissance
Comment bien sécher vos têtes de cannabis

Visez 60–68°F et 55–62% HR pour un séchage lent sur 7–14 jours. Vous saurez que c’est prêt quand les petites tiges cassent au lieu de plier. Un séchage trop rapide fait sentir le foin ; trop lent augmente le risque de moisissure. L’obscurité est cruciale pour préserver les terpènes.
L’art de l’affinage en bocaux pour une saveur et un arôme optimaux
Une fois sec, manucurez vos têtes et placez-les dans des bocaux en verre hermétiques en les remplissant à environ 75%. Utilisez un petit hygromètre dans le bocal pour surveiller l’humidité—visez 60–62% HR.
« Aérez » les bocaux en les ouvrant quelques minutes par jour la première semaine, puis tous les quelques jours pendant les 2–3 semaines suivantes. Ce processus adoucit l’âpreté et permet à la vraie saveur et au vrai arôme de s’épanouir.
Solutions de stockage à long terme
Conservez vos têtes affinées dans des bocaux en verre hermétiques, dans un placard frais et sombre. La chaleur, la lumière et l’oxygène sont les ennemis de la puissance. Bien stockée, votre récolte conservera facilement sa qualité pendant 6–12 mois.
10 erreurs courantes à éviter en culture extérieure
- Planter trop tôt ou trop tard : Planter avant les dernières gelées freinera la croissance ou tuera vos plantes. Planter trop tard signifie manquer de beau temps avant que vos têtes ne puissent mûrir complètement.
- Sur-arrosage et sur-fertilisation : Plus de cultivateurs échouent par excès d’amour que par manque. Des racines détrempées s’asphyxient. Laissez sécher le sol. Pour les nutriments, moins c’est mieux.
- Ignorer le pH et la qualité du sol : Si votre pH sort de la plage 6.0–7.0, vos plantes n’absorbent pas les nutriments, entraînant des blocages et des carences. Ne devinez pas—testez votre sol et votre eau.
- Ne pas se préparer aux ravageurs avant qu’il ne soit trop tard : L’IPM est proactive, pas réactive. Installez des pièges et surveillez les ravageurs chaque semaine, bien avant de voir une infestation massive.
- Récolter trop tôt : L’impatience vole la puissance et la saveur. Ne coupez pas juste parce que les pistils ont changé de couleur. Fiez-vous aux trichomes. Nous avons vu 10–15% de poids en plus ajoutés lors de la dernière semaine. La patience a meilleur goût, à chaque fois.
- Choisir la mauvaise génétique : N’essayez pas de cultiver une sativa tropicale à floraison longue dans une région à été court et humide. C’est la recette d’une déception moisie.
- Oublier la sécurité : Une plante visible est une cible pour les voleurs. Restez discret.
- Ne pas soutenir vos plantes : Des colas lourdes et résineuses cassent les branches au vent et sous la pluie. Utilisez des tuteurs ou un treillis avant d’en avoir besoin.
- Sauter le processus d’« acclimatation » : Déplacer une plante de l’intérieur directement sous le soleil extérieur intense, c’est comme attraper un gros coup de soleil. Vous retarderez votre croissance de plusieurs semaines.
- Séchage & affinage incorrects : Vous pouvez tout faire correctement pendant 6 mois et ruiner toute votre récolte en une semaine avec un mauvais séchage/affinage. Ne sautez pas cette dernière étape cruciale.
Glossaire des termes courants de culture du cannabis
Calice : La petite capsule en forme de goutte qui constitue le « bud » ou la fleur de la plante de cannabis.
LST (Low-Stress Training) : Technique consistant à plier et attacher doucement les branches pour créer une canopée plus large et plus uniforme.
Photopériode : Plante qui fleurit en fonction du nombre d’heures de lumière/obscurité qu’elle reçoit.
Pistil : Les filaments ressemblant à des cheveux qui émergent du calice, conçus pour capter le pollen. Ils sont un indicateur visuel de maturité mais moins fiable que les trichomes.
Terpènes : Les huiles aromatiques qui donnent au cannabis ses odeurs et saveurs distinctes (ex. pin, agrumes, baie).
Étêtage : Technique de taille où l’on coupe l’extrémité principale de la plante pour l’encourager à produire deux nouvelles colas principales, ce qui donne une plante plus buissonnante.
Trichomes : Les glandes de résine microscopiques en forme de champignon qui recouvrent les fleurs de cannabis et produisent des cannabinoïdes (THC, CBD) et des terpènes. Ils sont le principal indicateur de puissance et de maturité de récolte.
Questions fréquentes sur la culture du cannabis en extérieur
Quels sont les principaux avantages de la culture du cannabis en extérieur par rapport à l’intérieur ?
La culture du cannabis en extérieur offre d’importantes économies en éliminant les factures d’électricité liées à l’éclairage et à la ventilation.
Elle permet aux plantes de développer des systèmes racinaires plus grands et d’obtenir de meilleurs rendements, tout en profitant d’une lumière naturelle à spectre complet qui améliore les profils terpéniques et la saveur globale.
De combien d’heures de soleil direct le cannabis en extérieur a-t-il besoin chaque jour pour une croissance optimale ?
Les plants de cannabis ont besoin d’au moins 6 à 8 heures de soleil direct et non filtré par jour. Les emplacements orientés au sud dans l’hémisphère nord sont idéaux pour maximiser l’exposition au soleil, ce qui favorise des têtes denses et résineuses ainsi qu’un développement sain.
Quelles variétés de cannabis sont les mieux adaptées aux différents climats extérieurs ?
Les climats chauds et secs favorisent les variétés à dominante sativa comme Sour Diesel. Les régions plus fraîches avec des étés plus courts profitent de variétés indica robustes à finition rapide comme Northern Lights. Dans les zones humides et pluvieuses, il est crucial d’utiliser des variétés résistantes aux moisissures comme Green Crack pour réduire le risque de pourriture des têtes.
Quelle est la différence entre cultiver en pleine terre et en serre ?
Cultiver directement en pleine terre est la méthode la plus naturelle, tirant parti du soleil et de la terre. Une serre est un compromis, utilisant la lumière naturelle tout en offrant une protection contre la pluie, le vent et les ravageurs.
Elle permet un meilleur contrôle de l’environnement et peut prolonger votre saison de culture, mais demande plus d’investissement et de gestion.
À quel rendement puis-je m’attendre avec un plant en extérieur ?
Le rendement varie énormément selon la génétique, la taille du contenant et la durée de la saison de culture. Une petite autofloraison dans un pot de 10 gallons peut donner quelques onces.
Un grand plant photopériodique cultivé dans un pot de 50 gallons bien amendé ou directement en pleine terre peut facilement produire une à deux livres ou plus de fleurs sèches.
Que faire si ma plante est pollinisée ?
Si votre plante femelle est pollinisée par un mâle, elle cessera de mettre de l’énergie dans la production de fleurs résineuses et commencera à produire des graines. Vos têtes seront plus petites, moins puissantes et pleines de graines.
Si vous repérez un plant mâle (sacs de pollen au lieu de pistils) dans votre jardin, retirez-le et détruisez-le immédiatement pour éviter qu’il ne pollinise vos femelles.





